Comment trouver le juste milieu lorsque tu te sens pris par un meli-melo d’émotions et d’intuitions ?? Voilà ce que j’ai eu à vivre ce mois-ci.
J’ai vu un proche se perdre dans sa rigidité et son contrôle, emmenant son entourage dans cela, sans aucune vision périphérique ; je me suis également vue réagir intérieurement très violemment et mon mental s’emparer de la situation pour la tourner en boucle indéfiniment.

J’ai désormais acquis le réflexe de me poser la question : où est le miroir dans cette relation ? Sauf que – bien sûr – la réponse à cette question ne peut pas être que mentale à moins de participer à une grande stratégie d’évitement menée par notre ami l’inconscient…
Habituée des face-à-face avec moi-même et aux auto-résolutions en plongée dynamique et volontaire dans mes tréfonds (ascendant Scorpion oblige ;-0), j’ai senti là une saturation à ce processus. Un besoin évident et essentiel s’est imposé à moi : le partager, en parler, bref…être en relation. Et de fait, j’ai appelé une amie et lui ai confié mes « tourments ». Quand l’empathie, l’intuition et l’émotionnel se mêlent…quelle ouragan interne ! Alors hop ! j’ai suivi l’élan de partager.

Son accompagnement à été majestueux…car je lui ai fait vivre – à l’insu de mon plein gré 😉 – ce que je vivais avec ce proche : déconnectée de mes émotions (étonnamment), centrée uniquement sur la résolution de ma problématique, rigide quand qu’elle m’emmenait sur un chemin que je ne jugeais pas utile ou la concernant elle… je l’ai alors mise dans la posture de « à mon service », contrôlant aussi tout processus me permettant d’aller éventuellement plus en profondeur, au contact de ma sensibilité.
Elle a su exprimer à un moment son malaise dans la relation et là, j’ai vu…vu cette déconnexion de moi-même et donc la déconnexion avec elle, je n’étais plus en lien avec elle, et froide avec moi-même par la même occasion.
Alors j’ai compris (c’est-à-dire pris la mesure avec mon cœur et mes yeux) comment il est possible d’être violent avec soi, avec l’autre lorsque l’on est déconnecté de sa partie sensible.
J’ai vu comment je ne supportais plus en fait d’être déconnectée de l’autre, de moi…que cela m’était d’une grande violence, me demandant une énergie colossale…je me suis alors effondrée, et cela fut salvateur.
Ce que je ne supportais pas chez ce proche, c’est ce que je vivais en moi, et qui s’est révélé avec cette amie.
Plusieurs fois, je suis revenue dans cette intériorité pour me sentir me reconnecter avec toutes mes cellules, me détendre et sentir l’Amour faire son liant en moi.
Désormais, je vois que je peux parler et échanger avec ce proche, posée en moi, prête à dire calmement et sereinement mes limites, prête à l’écouter avec un autre regard.

L’autre est décidément un chemin vers soi…j’en prends la mesure un peu plus chaque jour…et je me dis que si nous faisions ce chemin avec toutes les personnes que nous rencontrons et avec lesquelles nous sommes en réaction…nous réparerions bien des brisures de ce vase de l’Amour dont nous sommes une manifestation.
En quoi l’Autre me permet-il de reprendre contact avec moi et avec quelle part de moi oubliée et mise en silence ?

De mon côté, je vois que ce travail du miroir me demande de passer au-delà de mon orgueil et de ma fierté (eh oui !! c’est bien toi que tu dois remettre en question !!)…et qu’une fois cela passé, c’est encore comme une nouvelle respiration, un nouvelle connaissance de moi, un nouvel Amour de moi, la sensation nette de la liberté intérieure : mon état ne dépend pas de l’autre.
Cela m’apaise et me rend encore plus disponible à l’autre, comme il est – et non comme je veux qu’il soit – et à la Vie. Pas après pas…

Silencieusement, la Vie se meut en nous…accompagnons-là !
Je nous souhaite un voyage intérieur doux, profond et salvateur. Au nom de la Vie, pour le goût d’être Vraiment en relation avec soi. Ensemble.